Ce que prouve vraiment un certificat vérifiable
Par Sami Arfi, CEO et cofondateur
Toute plateforme de stages finit par promettre un certificat. Chez la plupart, cela se résume à un PDF avec un nom, une date et un logo, sur le même modèle que tout ce qui sort des usines à diplômes et qui a fait de « certificat » un mot dont on se méfie sans le dire. Nous ne voulions pas en ajouter un de plus.
La question à laquelle nous revenions sans cesse n'était donc pas : « Comment lui donner un air officiel ? » C'était : « Qu'est-ce qui convaincrait vraiment un recruteur qui a déjà vu passer cent faux ? »
Affirmation contre dossier
Un certificat classique est une affirmation : « Cette personne a fait un stage ici. » Impossible de le vérifier sans appeler l'entreprise, et la plupart des gens ne le font jamais. Le certificat Inturn, lui, est un dossier : il renvoie aux livrables réels, horodatés et versionnés, à la note structurée de l'encadrant pour chacun d'eux, et aux dates du stage.
« Soit un lien de vérification mène à un travail réel et daté, soit il n'y mène pas. Aucune entreprise ne peut truquer cela pour un candidat qui n'a pas fait le travail. »
Ce que contient vraiment le dossier
Ouvrez un certificat sur inturn.app/v/{id} et vous verrez, dans l'ordre :
- La fiche projet, exactement telle qu'elle a été cadrée avant tout recrutement.
- Chaque livrable rendu, versionné, avec l'avis de l'encadrant sur chacun.
- La note finale de l'encadrant et une courte appréciation écrite.
- Les dates réelles du stage, recoupées avec le journal d'activité de l'espace de travail lui-même.
Rien de tout cela n'est généré après coup. Tout est assemblé à partir du même espace de travail que le stagiaire et l'encadrant ont utilisé du début à la fin, et c'est précisément ce qui rend le certificat difficile à falsifier : il n'existe aucune « étape certificat » à part, où l'histoire pourrait discrètement changer.
Pourquoi cela compte plus que le design
Nous avons consacré très peu de temps à l'apparence du certificat, et l'essentiel à garantir que le lien derrière lui ne puisse pas mentir. Cet arbitrage nous a paru évident une fois que nous avions parlé à assez d'entreprises échaudées par une ligne de CV invérifiable : le justificatif qui compte, c'est celui sur lequel on peut cliquer.



